© Jean Louis CHATELAIN - Jeudi 2 mars 2006
     
   

Me voici en vol, sur le siège observateur du cockpit de l’A330 rutilant de China Eastern Airlines, entre Pékin (pardon, Beijing) et Shanghai.

Ce sera bientôt mon vingtième survol du fleuve jaune, puis plus loin du Yangtsé Kiang, depuis mon arrivée le 20 février.

Je suis une fois de plus calé sur un rythme de 100 heures par mois.

En montée j’ai installé mes deux stagiaires CDB aux sièges pilotes. Ça me met un peu à l’abri du tabagisme dont je suis une victime toute désignée, le client d’Airbus étant roi et les Chinois ne péchant pas par excès d’égards !! (la fumée repart vers l’avant dans les cockpits modernes avec la ventilation nécessaire pour électrons du bord). Il est interdit de fumer sur les avions en Chine, comme partout dans le monde maintenant, mais les pilotes Chinois ne se sentent pas tenus de subir ce diktat qui vient d’Amérique, et au cockpit ils y vont gaiement…

En croisière ils n’ont pas besoin de moi, j’assure seulement le coup en reprenant le siège de droite pour les départs et les arrivées. Après tout, c’est quand même moi le CDB !!!

     
   
     
   

Et puis on n’est jamais à l’abri d’une surprise… Ce qui a failli m’arriver l’autre jour avec un CDB qui a fait une rotation au décollage comme s’il était encore sur son A320 alors que l’A330-300 (64 m de long) est très critique au niveau du risque de toucher de queue. Le problème est que j’avais fait un beau briefing et qu’il était d’accord avec tout ce que je disais, sauf qu’il n’avait rien compris, ce qui m’avait échappé, et surtout mis en état de confiance, ce qui est souvent déraisonnable!!! …. Ouaouh, on n’est pas passé loin !

Le niveau d’Anglais de la génération des CDB (30 à 40 ans) est NUL. J’en appelle au service des copilotes (25 ans ou moins) qui eux parlent un peu anglais (ils le comprennent en tout cas) et assurent la traduction. Les CDB me font leurs briefings en Chinois, accompagnés du langage des signes, et on arrive à se comprendre, c’est pittoresque et mériterait d’être filmé!… Je crains qu’il en aille différemment si on a une grosse merde…

A part cela ils sont assez bons pilotes, ils ont dû avoir un bon basique sur des avions rustiques (ou russes tout court !), avions sur lesquels ils devaient risquer de se casser la gueule, ce qui force toujours le talent (voilà pour mon analyse de leur niveau en pilotage, que je ne peux que comparer, à l’avantage des Chinois, à celui des jeunes pilotes Européens formés pour pas cher).

Ils ont une autre bonne raison de forcer leur talent, c’est que la moindre faute est sanctionnée : Tu prends la foudre, tu fais un atterrissage dur, pas de problème, t’es rétrogradé copilote !!!

L’ambiance de travail est néanmoins assez bonne, parfois joviale (je pense que les Chinois sont un peu les latins d’Asie). L’autre soir je suis rentré chez moi avec ma sacoche alourdie de deux bouteilles de vin Espagnol, « offertes » (piquées à bord) : Chassez le naturel Chinois et il revient au galop !

Mais leur petit monde est très hiérarchisé : En fait c’est toujours le mandarinat, qui n’a jamais dû cesser en Chine malgré l’épisode communiste (ah bon, c’est toujours communiste ?). Les CDB sont tous plus ou moins vénérables, et le CDB le plus haut dans la hiérarchie décide de tout et a toute priorité… Les CDB 340 ont eu la priorité pour faire leurs 100 heures de vol (nécessaires pour obtenir les minima non majorés), puis ensuite ce fut le tour des CDB 320, et les copis seront en adaptation en ligne seulement après (environ 2 mois après les débuts d’exploitation !). Donc les pauvres copis (non encore lâchés) ont le droit de faire la radio depuis le Jump Seat, ce qui du moins me donne du confort.

Hier j’ai fait un vol d’entraînement très matinal sur le terrain de Shanghai Hong Qiao (domestique), en vue de lâcher deux chefs pilotes comme instructeurs sur 330. C’était intéressant à bien des points de vue . D’abord c’était un peu faire de l’aéroclub en A330, sur un seul moteur la plupart du temps (et j’ai eu le droit de piloter puisque eux devaient jouer à l’instructeur)…
Mais le chef m’a joué le numéro du mec qui a le pouvoir : Alors qu’on l’attendait sagement (pendant 40 minutes quand même, à 5 heures du matin), impossible de le joindre au téléphone alors que Monsieur le très vénérable et très honorable chef pilote avait décidé de se rendre au pied de l’avion avec sa voiture personnelle (une énorme Audi, sièges en cuir, boîte auto et tutti quanti..) : Esbrouffe réussie, il m’a impressionné par son pouvoir.
Mais, hélas pour lui, il m’a beaucoup moins impressionné par son pilotage, passable, ni par son respect des procédures. J’en conclus que chez China Eastern, c’est comme dans beaucoup de compagnies, la plupart des chefs ne brillent pas par leur niveau en pilotage et sont du genre « faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ».
Enfin j’ai eu droit à l’honneur suprême de monter dans l’Audi pour retourner au bâtiment de China Eastern, le pauvre petit jeunot (CDB A320) de l’administration de l’aviation civile (CAAC), qui était là pour donner le sceau de l’autorité, a été largué en bonne et due forme et s’est pris le bus, véhicule plus en accord avec son rang dans le système.
Demain je pars de bonne heure faire du vol hors ligne à Hefei (avec une bonne carte vous trouverez ça dans l’ouest de Shanghai)

     
   
     
   

Puis je reprendrai la ligne pour astiquer l’axe Shanghai Pékin jusqu’au 25 mars, date de mon retour. Je ne vais pas tarder à me lasser…

Les hôtesses sont sympas mais la communication avec le cockpit est minimale, et mon médecin m’a prescrit l’abstinence… Enfin je vous glisse une photo quand même pour vous faire voir le cadre…

   
   

Shanghai est toujours une champignonnière, on se demande où ça s’arrêtera. Le référentiel est l’argent, comme partout, et les Chinois sont dans leur élément. Pas étonnant non plus que la prostitution gagne.

Je vis à l’hôtel Sheraton Tai Ping Yang, à 15 minutes de Hong Qiao, ce qui est pratique… Hôtel de luxe, standard US supérieur, pléthore de personnel qui se précipite pour te saluer, te mettre la serviette, te débarrasser, te remettre la serviette, te dire au revoir… Ils sortent manifestement des écoles hôtelières locales aux consignes rigides, et il y a des capos chef de rang qui leur en font baver, c’est presque divertissant ! Je crains de n’avoir pas beaucoup de temps pour faire du tourisme… Je voudrais aller un peu en dehors de Shanghai mais ce n’est pas gagné.

De temps en temps je me regarde un DVD à 1 euro sur mon ordi, histoire de m’exfiltrer.

J’aurais besoin de faire du sport mais dans une telle mégapole c’est pas évident avec la pollution… Je dois me contenter du fitness center de l’hôtel, avec musique d’ambiance pour Yankee.

Je vais essayer de prendre contact avec un ancien copain de Math Sup (Lyon, 1963/64 !), qui est maintenant directeur d’Air Liquide pour l’Asie.

… La vie qui continue pour tout le monde….

… Et la montagne, elle me manque...avec sa bonne neige poudreuse dont on me dit qu’elle est abondante (alors là, je suis carrément dégoutté)

Et mes amis. Que deviennent-ils ?

Vendredi 3 mars.

À 5:30 ce matin, l’esprit un peu embrumé, j’ai retrouvé mon collègue Hans, instructeur (ex CDB Lufthansa) basé à Pékin. Nous sommes allés à Hong Qiao rejoindre nos stagiaires, puis à Pudong (l’autre aéroport de Shanghai) d’où nous sommes partis vers Hefei pour l’entraînement hors ligne. Des pilotes Chinois déjà qualifiés sur 330 se sont chargés de faire le vol vers, et depuis Hefei. Nous avons passé la journée là-bas, alternant nos entraînements, le reste du temps étant passé à l’hôtel de l’aéroport…. Encore deux heures d’aéroclub en A330 pour moi, avec 4 stagiaires copilotes (12 touch&go, 4 remises de gaz, et un complet), for the fun of it…

Mais il fallait aussi se sustenter : Invités par le cacique local (responsable de la circulation aérienne, c’est-à-dire un rang supérieur dans la hiérarchie Chinoise, les contrôleurs aériens ayant des prérogatives sur la conduite du vol, comme par exemple décider du déroutement…), nous avons eu droit au festin du lunch, vraiment excellent. Le problème est que nous avons remis ça au dîner, avec nombre de toasts portés par les uns et les autres, à base d’un schnaps local à ingurgiter cul sec (j’imagine que le pétrole lampant est bien meilleur).

   
   

C’est vrai que ça débride tout le monde, surtout les Chinois, et nous avons fait bonne figure Hans et moi, (j’ai dû en ingurgiter l’équivalent d’un grand verre d’eau quand même, heureusement que je m’entraîne, et j’ai un peu triché en arrosant la nappe --- j’avais peur pour la survie de la plante verte derrière moi !---), mais Hans, lui, avait du plomb dans l’aile car il y avait déjà eu droit au lunch (il avait alors fini ses vols, bien entendu) !!!

Retour à l’hôtel à 22:30, pas besoin d’une berceuse, et j’ai pu ronfler tranquillement sans déranger personne…


Samedi 4 mars

Repos. Je reprends les vols sur Pékin demain. Voilà pour quelques nouvelles…


Dimanche 5 mars

Un double aller et retour sur Pékin sans histoire, un retard prévisionnel d’une heure cause flow control dans l’espace de Jinan s’est réduit à 20 minutes par la présence magique d’un VIP à bord : Le maire de Shanghai.


Lundi 6 mars

Je n’ai pas le goût à sortir, je fais ma paperasse et me contente d’une marche dans le quartier. Dîner le soir dans un resto « Shanghai années 30 », très évocateur de ce qu’a dû être cette ville de plaisirs au temps des concessions. C’est Claude, mon copain de Math Sup, qui m’y a amené, après m’avoir fait visiter son superbe appartement, lui aussi dans un immeuble style art déco années 30, entrée en marbre noir, hauteur sous plafond etc…


Mardi 7 mars

Promenade depuis la Place du peuple jusqu’au Bund en passant par Nanjing road, temple de la consommation pour la foule des Chinois. Je me fais aborder tous les 100 mètres par des jeunes michetonneuses ou des rabatteurs.


Mercredi 8 mars

Je passe la journée internationale de la femme en vol (encore un double Pékin, et il y en aura beaucoup d’autres)… La compagnie CES n’est pas très féministe (plus de 200 avions, 3000 pilotes dont…. 2 femmes pilotes, une copi 340 et une CDB 320 !)… Mais que des hôtesses et pas de steward.
Quant aux pratiques sociales de ce jour, je découvre avec stupéfaction celle du crachat au cockpit, dans le sac poubelle disposé, selon un usage qui perdure (tiens ça rime avec ordure) et dont je comprends l’intérêt maintenant, à gauche du pylône : Le jeune copi (qui vient de Jibin au Sichuan) se racle régulièrement la gorge et crache au rythme d’une fois toutes les 5 minutes sans que les deux captains y trouvent à redire (moi non plus d’ailleurs, tellement stupéfait). Ça m’a fait rigoler… au début.


Jeudi 9 mars

Comme hier, un double aller-retour sur PEK… Je me lasse, mais aujourd’hui la chef de cabine est une bavarde rigolote. Elle passe souvent au cockpit, et lorsque j’émets le souhait de prendre une photo pendant le transit, elle convoque tout l’équipage et voici le résultat :

     
   
     
   

L’un des captains ne fera que le premier aller et retour, le deuxième ne viendra que pour le second (en fait l’un des captains initialement prévu a dû décider de rester chez lui)… Mais ce captain Cheng, non prévu, s’avère être très jovial et de très bonne compagnie. Il vient de sa province du Henan, autant dire de la Chine profonde…Mais de toutes façons de ma lorgnette il n’y a que de la Chine profonde.


Vendredi 10 mars

Sortie nocturne avec Jean-Charles, le fils d’un cousin par alliance. Il me présente comme son oncle ! On attaque la soirée au Face bar, dans une ancienne très belle propriété de la Concession Française, face à un parc en plein centre de Shanghai. Luxe calme et volupté. Le bar est très fréquenté par la communauté Française de Shanghai (10000 personnes, et 100 nouveaux arrivants par mois)… En fait, de jeunes Français assez branchés, profitant de la vie et du train de vie que leur permet leur statut d’expat. Ils se passent gaiement leurs envies de consommateurs, comme par l’achat de ce side car Chinois reproduisant le modèle de la Wehrmart et que l’on me montre avec frime…

On carbure sec. Dîner ensuite dans un resto Français au nord de Shanghai. Je finis le repas avec du plomb dans l’aile et ne peut suivre Jean-Charles au Bar Rouge, dont il m’a dit des merveilles. Retour titubant à l’hôtel.


Samedi 11 mars

Jour de pluie sur Shanghai, gris sombre, visibilité réduite. Ça tombe bien car j’ai un peu la gueule de bois et je vais pantoufler un peu avant mon dîner avec Claude.

Dîner d’anniversaire (il me précède de 5 mois) dans un resto branché du quartier de XinTiandi, avec très beau spectacle de musique traditionnelle.

   
   

Il se confirme pour moi que Shanghai est redevenue ce qu’elle était au temps des concessions, une ville de plaisirs, un peu dépravée, avec la clime et les téléphones portables en plus, et la mascarade du communisme des années 2000… Et je crains qu’il ne se passe pas longtemps avant que les problèmes de sécurité se posent…



Dimanche 12 mars

Encore un double PEK. Deux copis avec lesquels j’ai sympathisé me retrouvent dans le bâtiment de China Eastern l’un pour m’offrir une édition Chinoise du « Petit Prince », l’autre une casquette de la compagnie, qui viendra compléter ma collection Toulousaine. J’offre le seul pin Concorde dont je dispose, et mets une petite dédicace sur une autre édition du livre que l’un de ces copis a cru bon d’acheter pour lui. Soixante trois ans après la première édition New Yorkaise de l’ouvrage, j’imagine que St Ex doit reposer en paix dans son tombeau marin...Du moins son âme, car il y a bien longtemps que son corps a nourri quelque nécrophage sous marin.

Il fait un temps froid et venteux sur notre parcours…Dernier sursaut de l’hiver…Ça nous permet d’échapper à la lumière laiteuse habituelle et de voir un peu mieux le paysage… Mes Chinois me font observer les célèbres (pourquoi, mystère…) Monts TAI, au sud de Jinan dans la province de Shandong.

Bonne branlée en croisière et à l’atterrissage en piste 36L à PEK….Ce parcours entre Shanghai et Pékin est en fait turbulent toute l’année, du fait du courant jet du Japon, très fort l’hiver, et des orages, fréquents l’été… et du contrôle aérien qui nous bloque à faible altitude…


Mardi 14

Visite de Tongli, à une heure trente de Shanghai. Grâce à Claude je dispose d’une voiture avec chauffeur, sièges en cuir, luxe quoi. Village sur canaux, aperçu de la Chine traditionnelle avec la visite de quelques palais locaux, transformés en musées avec jardins… Je n’y trouve pas le raffinement des palais de Kyoto.



Mercredi 15

Encore une sortie nocturne, restau Indien, « bar rouge » avec vue sur le fleuve et le quartier champignon de Pudong. Shanghai copie aujourd’hui Manhattan… En trois fois plus grand… Autre bar avant de rentrer, beaucoup de putes, même des Russes.



Vendredi 17

J’ai reçu une lettre de Paris, elle a mis dix jours pour arriver. Je ne sais pourquoi mais recevoir du courrier postal garde un charme particulier, peut-être parce que la poste est tant liée à l’histoire de l’aviation, qu’elle a contribué à défricher, mais plus probablement parce que cela semble plus humain de savoir cette lettre prise en charge et passer de main en main, dans un rapport au temps qui est un peu celui de la diligence (dans tous les sens du terme), et parce le rapport tactile au papier à lettre transmet un peu de la sensualité de l’être qui vous écrit. Ne pas croire pour autant que je renonce aux Emails et au plaisir de la transmission d’images et sons à la vitesse de la lumière…
Le printemps est annoncé. Les soldats Chinois d’Hong Qiao ont abandonné la toque hivernale pour le casque blanc. Hier jeudi il faisait 20 degrés à Pékin.
Aujourd’hui, comme hier, encore un double aller et retour sur Pékin, ce qui me fera le quarante quatrième survol du Yangtsé Kiang depuis mon arrivée ici ! Cette fois ce sont deux captains qui font leur premier vol d’adaptation en ligne. Une nouvelle fois j’observe que ces pilotes Chinois aiment amener leur petit flasque qui leur sert de théière, et se font préparer leur thé favori qu’ils amènent de chez eux.
Ils ont toujours une grande préoccupation quant à la présence de VIP à bord. D’une part elle inspire la crainte (en particulier celle d’un atterrissage de qualité médiocre) et d’autre part ils en tirent argument avec le contrôle aérien pour réduire les délais.

Je ne résiste pas au plaisir de me faire prendre en photo avec la jeune hôtesse Coréenne en tunique rouge et jupe noire.…

     
   
     
   

Samedi 18

Déjeuner avec Claude et un couple de Français. Visite des jardins Yu… Foultitude… On finit par fouiner le marché des antiquaires, et je jette mon dévolu sur des affiches à thème aéronautique, après les difficultés habituelles pour me faire comprendre (je finis par apprendre qu’avion se dit Fei Jin…)
Dîner avec Jean-Charles et sa compagne Valérie.


Dimanche 19
Un peu rétamé, je me contente d’une promenade dans le quartier. Achat de quelques films récents et après-midi pantouflage devant un DVD. En bonne logique, room service et plateau/DVD.


Lundi 20

La dernière semaine est entamée, et les quarante neuvièmes traversées du Yangzé et du fleuve jaune sont homologuées... Deux jeunes captains, assez bons, comme d’hab, mais inutile de débriefer dans le détail car ils ne comprennent rien et je n’ai plus de jeune interprète.
Il fait beau aujourd’hui, avec une bonne visibilité qui permet de mieux mesurer la mégapole vue d’en haut. Et la piste 18 en service à Hong Qiaio me permet de prendre des photos du circuit de formule 1.


Mercredi 22 mars

Premier vol du printemps. Petite variante : Il s’agit du vol du matin, ramassage à 7 heures à l’hôtel. Décollage en piste 36, avec de l’attente. Le Captain me fait observer l’enseigne Carrefour visible depuis l’entrée de piste. La chaîne semble avoir atteint la notoriété en Chine… J’ai oublié mon grigri (ma gourmette) à l’hôtel… mauvais présage car je vais faire tomber mes lunettes de soleil Vuarnet et un chinois va me les écraser (snif, je les avais depuis mes années Concorde, un record pour moi !)… Enfin c’est moins grave que de casser l’avion. Changement de captain entre les deux allers et retours. Je retrouve captain Fang Yong (de Changde dans la province du Hunan) et ses désopilants briefings en Chinois, que j’enregistre sur mon petit Sony ICS… On court après l’horaire toute la journée, et on dépasse allègrement les 8 heures de vol (on a quand même transporté plus de 1000 passagers aujourd’hui).


Vendredi 24 mars...

...sera le dernier jour pour cette mission en Chine. Ça sent l’écurie.
Grosse journée avec ce convoyage vers Pudong après un double Pékin. J’arrive à 97 heures de vol ce mois‑ci et 118 depuis mon arrivée (j’ai dépassé le total de 18000 heures de vol au cours de ce séjour, et les 5000 sur la famille 330/340).

…Bye bye Shanghaï, à bientôt Madrid, dans trois semaines, pour des vols en A330 chez Air Europa, vers la Chine ! Mais aussi les Canaries et Cuba...

It’s a small world.

     
 
   
 
     
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